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Apprentissages informels, autoformation et nouvelle posture des formateurs
Publiée le 29/11/2011Une conférence de Denis Cristol
Vendredi 25 novembre 2011 le GIFOD accueillait dans le cadre de ses « Automnales » plus de 50 personnes, responsables d’organismes de formation à l’Hôtel Mercure de Nevers. Au menu : une conférence sur les savoirs dits "informels".
Les organisateurs : Le GIFOD est un groupement d'intérêt économique qui a pour but de faciliter l'utilisation des technologies de l’information et de la communication par ses membres, organismes de formation. Actuellement au nombre de 12, les membres du GIFOD mutualisent leurs ressources pédagogiques dans le cadre d’une plate-forme d’appui à la formation ouverte et à distance.
L’essentiel de la conférence
L’explosion des nouveaux médias engendre et accompagne tout à la fois un bouleversement des rapports au savoir qui ébranle la posture des professionnels de la formation.
Il s’agit moins désormais pour ces derniers de transmettre des connaissances que d’intégrer dans leur pratique les multiples savoirs « buissonniers » ou « accidentels », ainsi que la capacité d’appropriation des technologies que détiennent les apprenants d’aujourd’hui. S’ils ont, a priori, plus de mal à soutenir leur attention, ceux-ci sont plus ouverts sur le monde. Plus exigeants, ils ont eux aussi des choses à dire… et à enseigner !
Il faut avant tout leur procurer de quoi cultiver leur autonomie et leur « sentiment d’efficacité personnelle » : stimulation, implication et échanges. En créant de la surprise, en variant les lieux et les situations d’apprentissage, en proposant de résoudre des problèmes, bref en « mettant de la vie » dans le cursus. En multipliant aussi les activités sociales utiles autour du cours. Créez de l’interaction et du réseau, il en restera toujours quelque chose, à commencer par de l’innovation nous dit, en résumé, Denis Cristol.
Gardiens du temps et du processus pédagogiques, facilitateurs, les « formateurs 2.0 » se doivent de cultiver eux-mêmes les vertus du travail en équipe ou en communauté. Denis Cristol évoque l’intérêt de faire participer les membres du « back office » administratif à cette dynamique. Nul doute que les professionnels de l’insertion et de l’orientation professionnelle, que les animateurs de cyber-bases, pour ne citer que ces exemples, ne soient concernés par cette nouvelle façon d’appréhender la formation…
Lorsqu’il souligne l’importance de l’environnement et l’utilité du territoire pour favoriser les apprentissages, Denis Cristol en appelle aussi, indirectement, à la coopération avec les acteurs du développement local.
Il n’oublie surtout pas de rappeler en conclusion qu’un formateur ou une formatrice se distingue par son attention à l’autre et par sa capacité, même à distance, à être réactif et soucieux d’adapter en permanence son langage et ses propositions.
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Soraya SMATI